Dimanche, 01 Avril 2012 09:42
Évaluez cet article
(0 votes)

Les voyages en France et dans notre région au coeur du XIXème siècle.

Les voyages en France et dans notre région au coeur du XIXème siècle.

A cette époque, les Anglais sont déjà de grands voyageurs et des guides sont édités.

Voici quelques pages traduites et adaptées du "Murray's  handbook for travellers" (1854),qui leur  expliquent tout sur les diligences françaises, 4 tonnes à vide et qui transportaient jusqu'à  quinze passagers.... Quelles étaient les meilleures places?  Savez-vous que c'est au XIXème qu'est inventé le fer-routage? voir l'affiche publicitaire ci-dessous : elle est explicite. La diligence est désolidarisée de ses essieux et placée sur un wagon de chemin de fer  ; elle ne retrouve ses chevaux qu'en bout de ligne.

Et notre région?


Comment était-elle présentée dans ces guides? Aussi touristique et attirante que maintenant?

 

La diligence à la française, au milieu du XIXème siècle


Première partie : choisir le bon compartiment


les parties de la diligenceLa diligence française est une machine énorme, lourde.

Elle est composée de trois parties conjointes :


1- le coupé (en bleu sur l'image) à l'avant
2- l'intérieur (en rouge) au centre
3- la rotonde (en vert) à l'arrière
4- et à l'extérieur, la banquette ou impériale (en jaune)


1- A l'avant, le coupé : il a la forme d'une « chaise -poste » et peut accueillir trois personnes, assez séparées des autres voyageurs, si bien que les dames peuvent y voyager sans inconvénient et, en louant les trois places pour elles-mêmes, voyager presque aussi confortablement que dans une voiture privée.
2- juste à côté se trouve « l'intérieur », qui admet six personnes, et qui est affreusement chaud en été.
3- A l'arrière est accrochée « la  rotonde » : le réceptacle de la poussière, de la boue et de la mauvaise compagnie ; la moins recherchée des parties de la diligence, à part pour son prix bon marché.
4- « la banquette » ou « impériale », dont une place à l 'extérieur, au-dessus du coupé, est assez bien protégée du froid et de la pluie par une capote de cuir et de bois... mais que de difficulté pour y accéder avant d'apprendre la manière d'y grimper!! Elle offre une place spacieuse et confortable à côté du conducteur, avec les avantages de l'air frais et de la meilleure vue sur le paysage du fait de sa hauteur, et bien loin de la poussière dont jouissent ceux d'en bas.

Il est vrai que vous pourrez parfois y rencontrer des gens rustres et de basse condition car les Français n'aiment pas voyager dehors et peu de membres du meilleur monde y prennent place, à part les Anglais.

 

Deuxième partie : détails techniques, le personnel et les tarifs (toujours extrait du guide pour voyageurs, édition anglaise de 1854)

La diligence et son contenu sont placés sous la responsabilité du « conducteur », une sorte de garde qui prend soin des passagers, des bagages, des colis et de la « mécanique » (le levier de frein qui bloque les roues) . Il est payé par l'administration et n'attend rien des passagers, à moins qu'il ne leur fournisse un service en extra. C'est généralement quelqu'un d'intelligent, souvent un ancien militaire, et le voyageur peut en tirer bien des informations.

Les grandes diligences de première catégorie, à trois corps (voir première partie : lien de retour à cette page) admettent 15 passagers à l'intérieur et 4 à l'extérieur, y compris le conducteur. A pleine charge elles pèsent 11 000 livres, soit près de 5 tonnes. Elles sont tirées par cinq à six chevaux dirigés par un postillon assis sur son siège et non plus en selle comme autrefois. En plus des passagers, la diligence transporte un tas de lourdes marchandises, qui seraient transportées par chariot ou péniche, en Angleterre.

Dans la diligence, les places sont toutes numérotées et sont attribuées aux passagers dans l'ordre de leur réservation, les places de coin en premier. Et il est prudent, pour un long voyage, dans un souci de confort, de réserver l'une d'entre elles. Avant le départ, on fait l'appel des passagers et une place est assignée à chacun d'eux. Le prix moyen est d'environ 45 ou 50 centimes pour 2 lieues (environ 8km), sauf pour le coupé qui est plus coûteux. N'oubliez jamais de demander le reçu de paiement qui constitue le titre légal de la place.

 

Diligence présentée à l'entrée du musée de Riquewhir
(photo issue de l'internet, si elle est protégée par copyright, en informer le webmestre)

 

Article réalisé par Daniel VANDENBROUCKE

 

Dernière modification le Dimanche, 08 Avril 2012 06:53
Jérémie POINCET

Jérémie POINCET

Jérémie POINCET, Président de l'Association AGHVE Côte d'Opale

Site web: www.aghve.fr

Dernier(s) article(s) de Jérémie POINCET

Articles similaires (par étiquette)

Retour en haut